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Parmi les différentes études à l'huile faites la semaine passée, voici le pot blanc.
J'ai aimé réaliser celui-ci. Pour différentes raisons, et surtout car je l'ai interprété. C'est ma vision du pot que j'avais sous les yeux.
Voilà, cette petite étude est faite à l'huile, en une séance.

Les roussettes sont un genre de beignets de carnaval dont je raffole…
Je voulais faire une étude avec cette peinture, avant d'en faire une plus grande… et je me suis faite embarquée. Jusque là, cela ne me gène pas. C'est même plutôt bon signe de se faire embarquer par ce que l'on fait.. enfin, pour moi.
J'ai préparé un carton toilé : je l'ai enduit de 2 couches de gesso, puis poncé pour moins sentir le grain de la toile que j'apprécie assez peu. Puis j'ai fait une teinte à la terre de sienne. Puis, une ébauche colorée aux alkydes, que j'ai reprise à l'huile une fois sèche.
J'ai commencé par le fond, ensuite les beignets, puis le bol et le torchon. Peut être que je n'en pouvais plus arrivé au torchon ? ; même au bol en fait..

les roussettes, peinture à l'huile, environ 30 cm de haut
Bon voilà. C'est quand même la première peinture pour laquelle j'avais pour objectif de la finir et qu'elle soit suffisamment travaillée si je puis dire. ; Je sais qu'il y a encore beaucoup de boulot, j'essaie même de ne pas trop y penser, et rester positive
J'y ai passé plus de temps que je n'aurais voulu, et je préfère arrêter et recommencer une autre plutôt que m'acharner sur celle-ci.
Je vais essayé de prendre les choses une par une, sans m'affoler. D'abord, le fond.
Après cette étude, j'ai donc sortis tous mes bouquins à la recherche d'informations sur la réalisation d'un fond en peinture à l'huile, j'ai aussi observé quelques peintures à Orsay et un David de très près au musée de Caen ! ; j'ai potassé tout cela… j'ai plus qu'à mettre en pratique ce que j'ai vu. Mes yeux sont encore complètement embués de fond, de dessous, de couleur… il ne faut pas que je tarde trop
Nota : pour la peinture finale, si j'arrive à retrouver des roussettes ! j'enlèverais ce torchon marron-moche impossible à peindre
Aujourd'hui, je vous parle de ce livre, que je viens d'acheter sur Priceminister : La peinture à l'huile, techniques et ambiances
Il s'agit du 2ème ouvrage que j'utilise en ce moment pour étudier la peinture à l'huile. Comme toujours, on retrouve des conseils pour le choix du matériel, pinceaux et tubes de couleur, médiums…
Ce qui m'intéresse ici, c'est surtout la partie consacrée à la couleur. L'auteur, Thierry Hulné, propose un nuancier des mélanges, avec une approche un peu différente des habituels nuanciers. Il propose quelques mélanges de base, pour chaque gamme de couleurs (les bleus, les vert, les rouges…) en expliquant comment chercher sa couleur. L'idée n'est pas de fournir un mélange pret à faire, mais plutôt de nous guider pour chercher une teinte à partir de 2 ou 3 couleurs.
Voici une page pour se faire une petite idée :

J'essaie de me servir de ses nuanciers, en plus de ceux du livre de Rachel Wolf. Je me dis, que lorsque je connaîtrais les mélanges proposés, j'aurais déjà une bonne base de travail.
L'auteur explique dans ce livre sa façon de travailler avec une démo pas à pas des différentes étapes de la réalisation d'une peinture, qui s'approche plutôt d'une peinture sur le vif (alla prima). Puis, il commente plusieurs de ses tableaux, en abordant les différents thèmes qu'il traite, et ses recherches d'ambiances diverses.
Lorsque j'avais vu ce livre il y a quelques mois, j'avais bien aimé ses peintures un peu floues, dans une ambiances tamisées.
On peut les voir ici : Site de Thierry Hulne
Bon ajourd'hui, je suis un peu moins fan… est-ce que je deviens difficile ?
A lire :

L'idée ici était d'étudier l'intensité des couleurs. Chaque couleur peut être terne ou éclatante, ou de vivacité moyenne.
J'ai utilisé une nature morte, avec des couleurs permettant d'avoir des intensités différentes.
Comme d'hab, d'abord un petit dessin pour m'imprégner du sujet… et me faire plaisir

Ensuite, peinture à l'huile. J'ai cherché à m'approcher au mieux de la couleur et de l'intensité que je voyais. J'ai essayé de me limiter à quelques teintes pour chaque objet, et je ne suis pas du tout entré dans le détail. Je suis restée à un niveau d'ébauche… en fait, c'est plus simple ainsi.
J'ai réutilisé les petits cubes pour faire des essais.
Comme d'hab, j'ai regretté l'usage du kraft, car finalement, j'aurais surement poussé un peu plus si cela avait été sur un vrai support.
Le problème, étant de savoir avant de commencer, ce qui va donner quelque chose d'intéressant à poursuivre ou non. Et cela, ce n'est pas facile, la preuve, je me plante à chaque fois
Pourtant, j'utilise de moins en moins le kraft pour mes peintures, et seulement quand je pense que le résultat… et bien qu'il n'y aura pas de résultat intéressant en fait !
Bon, trève de parlotes, voici mon ébauche. Finalement, le sujet m'a amusé, et le côté très coloré de la bouteille de ketchup était intéressant à peindre.

A lire :
 
J'ai commencé cette copie suite à une idée d'Egone. Pour apprendre à peindre, il faut faire des copies… cela se tient, et rejoint l'apprentissage du dessin.
Elle a choisi le modèle, et m'a fourni une copie couleur. Le canotier, de Caillebotte. Oui, ce même Caillebotte qui a peint "les raboteurs de parquets". J'ai lu une petite biographie de ce peintre français. Et je dois reconnaître qu'il m'a surprise. Ce gars a carrément réussi à faire entrer l'impressionnisme au Louvre ! Étonnant ! Je vous laisse découvrir l'histoire sur notre ami Wiki si cela vous intéresse.
Je reconnais que, au vue des raboteurs, je ne l'aurais pas rangé dans la case "impressionniste" mais ce canotier… tout de même… j'étudierais très certainement plus ses oeuvres.

Pour le moment, voici ce que j'ai fait de son canotier. Je n'ai pas terminé.. ceci dit, je trouve l'exercice intéressant et riche. En fait, c'est quasiment impossible de retrouver le même traité (pour moi en tout cas ). Les coups de pinceaux sont très visibles, tout en étant fondus les uns dans les autres. Enfin, fondu, n'est pas tout à fait le terme approprié (même carrément pas !). Mais en essayant d'imiter sa technique, je réalise que ce n'est pas aisé, le 'simple' coup de pinceau ne suffit pas.
Je ne pense pas pouvoir faire une copie très ressemblante… de toute façon, ce n'est pas l'objectif. Le résultat n'est pas dans l'image que j'obtiendrais, mais dans ce que j'en apprendrais, ce que j'y verrais, ce que j'y découvre.

Jeudi 22 décembre 2011 | Tags : glacis, peinture huile | Catégorie : dans l'atelier du peintre |
Aujourd'hui, j'ai fais un premier glacis ! C'était magique, je suis sûre que mes yeux brillaient. Cela s'est passé très vite, c'était merveilleux. Je me sens folle, amoureuse, heureuse.
Amoureuse de la peinture ! Quelle folie.

Allez, retour sur terre. J'ai tenté un glacis dans le demi-frais. Un truc un peu à l'arrache, dans un rattrapage de peinture. Ceux qui me lisent aussi sur Signus, savent de quoi je parle : l'oeuf de travers.
Mon oeuf et son coquetier sont posés sur un cahier recouvert de kraft, en passe de devenir une planche, à défaut de pouvoir lui donne la belle allure ancienne de mon cahier de musique (Danhauser, pour ceux qui connaissent !).
Après avoir vainement essayé de trouver la couleur du kraft, j'ai recouvert d'un aplat qui se voulait approchant… il s'est révélé très éloigné.
A ce moment, je pense à 2 options :
soit je cherche à obtenir la bonne couleur avant de faire le lignage du kraft,
soit je fais de suite le lignage et j'essaierais d'obtenir la couleur ensuite.
N'ayant jamais pratiqué ni l'un, ni l'autre, je ne sais pas vraiment quoi faire. Je pense que les 2 solutions sont jouables… laquelle sera la plus accessible pour moi ?
J'opte pour la seconde, me disant qu'au pire, j'arriverais à avoir une couleur homogène sur l'ensemble du livre. J'ai donc commencé un lignage au pinceau fin, avec une couleur terre. J'ai fais cela hier soir. J'ai pensé qu'il serait mieux d'attendre que cela soit bien sec avant de faire un glacis coloré pour donner une meilleure teinte à ce livre. Ce matin j'étais motivée pour reprendre le fond vert. J'ai commencé par étudier les couleurs que je peux utiliser pour faire le dégradé.
Finalement, au dernier moment, je me dis que quand même, ce serait mieux d'avoir une visu de la teinte du livre pour pouvoir terminer le fond.
Je me suis donc décidée, de toute façon tout ceci n'est qu'un apprentissage. Je réalise d'ailleurs qu'il faut que je pratique, le plus possible car j'ai tellement à apprendre ! Ce qui tombe plutôt mal avec les fêtes, je vais avoir du mal à toucher un pinceau avant 10 jours…
Bref… la peinture d'hier n'est pas tout à fait sèche mais commence à prendre. Je tâte du doigts tout doucement : cela ne marque pas mais c'est légèrement collant. Je me demande si je peux appliquer une peinture diluée sans entraîner la couche du dessous.
Aucune idée. Bon, je vais essayer.
Quel médium dois-je prendre ? Aucune idée !!! Je vais prendre mon médium habituel, il ne contient pas trop de térébenthine, enfin je crois, je vais y aller avec douceur.
J'en ai mélangé une bonne dose avec un soupçon de couleur. Et j'ai appliqué rapidement avec un pinceau plat… et là, c'est vraiment magique ! Et encore, je suis sûre que je fais à moitié n'importe comment ! Mais cela laisse entrevoir toutes les possibilités.

Ceci dit, j'ai embarqué tout un tas de micro poussières beurk, et je crois que j'ai trop mis de liquide. Si je regarde de biais, j'ai une couche légèrement gondolée. Peut être qu'en séchant ça va tirer un peu.. qui sait. Certains coup de pinceaux ont laissé des marques, que je n'ai pas réussis à reprendre car en revenant dessus au pinceau, cela ne faisait qu'aggraver. Cela fait comme des auréoles, notamment sur la droite au dessous du coquetier. Il faudra que j'utilise un pinceau plus doux la prochaine fois.
Enfin, voilà, c'était le moment merveilleux de la première fois
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Cours de dessin
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