Comment savoir si un artiste sommeil en vous ...

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De l’autre côté du bitume !

Si vous passez par Orléans, les ateliers amateurs de l'ESAD exposent : photo, gravure, dessins, scultpure…

Ok.. je le dis.. j'ai quelques photos noir et blanc, et 2 gravures exposées… :)

Chacun cherche son chat

Ce jeudi et vendredi, représentation gratuite sous réservation au théâtre d'Orléans. 

Avec une expo photo sur le même thème. Si vous lisez la plaquette ci-dessous, vous verrez que le la scénographe a sollicitée différents intervenants photographes, dont l'atelier photo de l'IAV d'Orléans. 

L'idée était de fournir des photographies, où le chat avait pu passer. Ces photos devant servir à être diffusées sur scène comme décor, et/ou utilisées pour l'exposition. J'ai donc envoyé quelques photos pour ce projet (euh, je me souviens plus trop, je vais voir si elle sont présentables pour les montrer :P )

Et vendredi je vais voir la pièce, en plus c'est gratuit, pourquoi s'en priver ? 

Plaquette Chacun Cherche Son Chat

Je pense que l'université d'Orléans ne m'en voudra pas si je copie-colle le mail de présentation que j'ai reçu, pourquoi refaire ce qui est déjà bien fait ?! 

je cite :

L' atelier théâtre et Langues de l'Université d'Orléans présente :

Chacun cherche son chat

Mise en scène : Yaël Uzan-Holveck

d'après le film éponyme de Cédric Klapisch

Jeudi 6 et vendredi 7 mai 2010     –  20h30   –   Salle Vitez – Théâtre d'Orléans

Entrée libre

Réservation indispensable au    02 38 81 01 00

C'est l'histoire d'un chat perdu…
Un chat suffit-il à mettre une ville en mouvement et nous faire converger tous vers le théâtre ? Le pari est lancé ! Grigri perdu et 16 étudiants aux aguets, arpentent le
plateau, relayés dans les rues d’Orléans par des quidams citadins, partis de leur côté, appareils photos au cou, à sa recherche.
Animés par cette quête, les comédiens de
« L’atelier Théâtre et langues 2010 » ont exploré une façon de regarder, de ressentir, de se mouvoir, plus organique, imprévisible, dans les appartements, immeubles, cafés,
rues, jardins publics de la ville. Au coeur même du quotidien, est apparu un espace citadin, poreux, poétique, trouble, drôle. L’habitude, les a priori, l’individualisme, la course après le temps, ont été, par instants, bousculés, balayés, nettoyés, pour laisser place à un espace où « chacun » a pu s’éveiller
différemment à « l’autre », le voisin, français ou étranger, femme ou homme, jeune ou vieux, proche ou inconnu, chômeur, actif, artiste…

Au passage…
Des étudiants étrangers, se sont frottés à un français
familier, la langue du film Chacun cherche son chat, et
ont échangé dans leurs langues avec des étudiants locaux.

Les habitants du centre ville, et les étudiants du campus pourtant excentré, ont parcouru ensemble une trajectoire artistique. Tel était notre projet.

Merci à Cédric Klapisch d’avoir rendu possible cette utopie de ville, ces 6 et 7 mai au Théâtre
d’Orléans.

Sans oublier  l'expo  "Chacun cherche son chat"
du 5 au 14 mai 2010

dans la mezzanine
du Théâtre d'Orléans
aux heures d'ouverture du théâtre.

Fragonard dessinateur, une belle expo !

Par hasard, vendredi soir je vois une affiche à Caen ‘Fragonard dessinateur’… non, je n’ai plus le temps d’y aller, départ prévu samedi matin 10h… non, je n’en démordrais pas, je pars à 10h….

C’est plus fort que moi… samedi à 11h j’entrais au musée, et vraiment c’eut été dommage de manquer cela ! Je ne connaissais pas trop Fragonard, mais alors quels dessins !

Tout d’abord, des grandes salles pour présenter ses dessins, et pas un chat ! C’est quand même très agréable de pouvoir regarder et examiner des dessins tranquillement.

Il y avait beaucoup de dessins à la sanguine : des paysages, des personnages. Ces paysages sont vraiment fabuleux, avec des arbres immenses, des cascades, des falaises, des bouts de ruines. J’ai bien attentivement observé comment il fait les feuillages, et aussi l’eau. Je me serais bien installée là pour dessiner, c’est surement le meilleur moyen d’apprendre.

Sa façon de représenter les personnages est aussi intéressante, avec juste quelques traits il suggère les corps et les visages, un bras avec juste la forme des muscles principaux et on y croit tout de suite.

Cela me fait penser un peu a des dessins de BD

J’ai observé aussi qu’il marquait un contraste important entre des zones à l’ombre et la lumière, et le feuillage très clair au lointain.

Regardez ça comme c’est beau !

J’ai bien aimé  une série de dessins d’enfants, toujours à la sanguine.

Et puis il y avait aussi des lavis, bien que certains étaient très clairs et semblaient avoir souffert du temps.

Allez, un petit dernier pour le plaisir :

J’ai d’autres dessins ou détails photographiés, si cela vous intéresses. Il suffit de demander :)

L’exposition est jusqu’au 18 janvier à Caen, et j’ai l’impression qu’elle se balade car elle a déjà eu lieu dans d’autres villes.

Voici un lien pour écouter une interview de Pierre Rosenberg, académicien, auteur du livre « Les Fragonard de Besançon »
je cite :  »

Pierre Rosenberg s’est attaché à étudier la totalité de cette collection (123 dessins, un pastel et 3 peintures). Dans ce livre, il rédige un commentaire des œuvres, propose une date d’exécution, établit une chronologie des œuvres, enrichissant ainsi profondément notre connaissance de cet artiste remarquable .

L’écriture picturale de Fragonard  s’impose par la dynamique du trait et un « coup de pinceau » préfigurant déjà l’art abstrait.
Mais Pierre Rosenberg déplore que Fragonard – à l’instar du XIIIe siècle en général – ne soit plus l’idéal artistique de notre époque. Évoquant son oeuvre, il souligne l’extraordinaire variété des techniques des dessins aussi bien que des sujets : paysages, portraits, scènes de genre plus ou moins lestes….
Il souhaite une réhabilitation de ce peintre qui « donne de la joie, de l’allégresse » ;  un peintre dont les dessins et tableaux « séduisent par leur virtuosité et leur élégance, leur charme et leur spontanéité. »

http://www.canalacademie.com/Les-Fragonard-de-Besancon.htm