Avez-vous vos 3 tubes de primaires, un noir et un blanc ?
Oui ? alors c'est partit dans l'aventure de la couleur !! Je vous propose de partager mes essais et expériences avec la couleur. Je ferais certainement des erreurs, mais j'espère être partie dans de grandes découvertes
Il existe de nombreux articles sur le net et dans les livres relatant la théorie alors je laisse ce soin aux connaisseurs, je parle surtout de ce que j'ai fait et l'échange est bien sûr ouvert
Choisir les trois primaires

Cela semble simple, mais cela ne l'est pas forcément ! J'ai lu pas mal de choses sur le sujet, mais pas encore suffisamment pour pouvoir en faire une synthèse claire et objective. Donc je vais éviter de dire des bêtises
Je sais que les pigments sont codés sur les tubes de couleur, comme PB 15 pour le pigment bleu de phtalocianine. Il faut être vigilent pour acheter des tubes mono pigmentaire, surtout au départ.
Les 3 primaires sont le jaune, le magenta et le cyan.
Sur les tubes, nous avons bleu céruléum, bleu cobalt, outremer… jaune cadmium, citron, de chrome… lequel choisir ? Avec le rouge, ce n'est pas si simple non plus entre le vermillon, le cadmium et l'alizarine, il y a de quoi rester perplexe !
Le plus simple, c'est d'avoir un kit de démarrage sur lequel les primaires sont indiquées. Je sais, c'est la facilité, mais c'est ce que j'ai fait pour le moment.
J'ai 3 gros tubes de peinture étude pour faire les essais. J'ai moins de remord à les utiliser pour barbouiller qu'une peinture extra-fine couteuse :
- rouge primaire – Cramoisi (PR170)
- bleu primaire – Bleu de cobalt (PB15.3)
- jaune primaire – jaune de cadmium (PY73)
Réalisation des 3 couleurs secondaires
On sait qu'en mélangeant 2 primaires on obtient une secondaire. Alors on y va.
J'utilise un couteau à palette pour faire les mélanges. J'essaie d'être le propre possible, et de ne pas salir les couleurs. J'ai donc un chiffon sur les genoux pour nettoyer mon couteau à chaque fois que je change de couleur.
Il faut généralement commencer par la couleur la plus claire, et ajouter en toute petite quantité la couleur foncée.
Faire le vert : je prend du jaune, et j'ajoute une micro pointe de bleu ! Attention, il faut vraiment en mettre très peu.
Faire l'orange : je commence aussi par le jaune, et j'y ajoute du rouge.
Faire le violet : j'ajoute une pointe de bleu à du rouge. J'ai un peu plus tatonné pour faire cette couleur. J'ai utiliser une feuille de papier pour contrôler la couleur.
Voilà, j'ai les 3 secondaires en plus des primaires. Et déjà, si vous l'avez fait aussi, je vous félicite. C'est déjà une premier belle réussite dans la couleur. Ce n'est pas si simple, et mine de rien, la première fois cela demande pas mal de temps.
Pensez à faire suffisamment de mélange, car nous allons en avoir encore besoin.
Garder une palette propre
Il est important de garder une palette bien propre autour des couleurs. Pour cela, j'essuie de temps en temps avec mon chiffon ma palette pour que les couleurs ne se salissent pas. J'utilise une plaque de verre qui se nettoie bien.
Et bien maintenant, on peut poser ces jolies couleurs pour faire un cercle chromatique.

Non, on ne s'arrête pas en si bon chemin ! Vous remarquez que j'ai gardé de la place entre chaque couleur.
Couleurs tertiaires, nous voici !!
Qu'est-ce qu'une tertiaire ? On les appellent aussi couleurs intermédiaires. Elles s'obtiennent en mélangeant une primaire avec une secondaire.
Donc ? A votre avis ?
Hop hop hop ! Au boulot…
Vert jaune : jaune + vert
Jaune orangé : jaune + orange
Rouge clair : rouge + orange
Rouge violacé : rouge + violet
Bleu violet : bleu + violet
Bleu vert : bleu + vert
Il n'y a pas de difficulté particulière à cet étape. Normalement, on a sur notre palette les 3 primaires et les 3 secondaires préparées donc cela facilite les mélanges. Nous voilà donc avec 12 couleurs !
J'ajoute les 6 nouvelles sur le cercle chromatique. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin.
Les tons rabattus, rompus, dégradés.
Lorsque l'on ajoute du noir à une couleur, on obtient un ton rabattu.
En y ajoutant du blanc, nous avons un ton dégradé.
Et l'ajout simultané de noir et de blanc, donc de gris, donne un ton rompu. (on obtient aussi un ton rompu par l'ajout de la complémentaire)
Tout en sachant qu'une couleur saturée, est une couleur pure, donc sans ajout ni de noir ni de blanc ni de sa complémentaire.
Voici pour les termes. Ouf, c'est fait ! J'avoue que j'ai vérifié plusieurs fois les termes avant de les noter et que j'ai encore du mal à les retenir.
Ce qui compte, c'est de tester. Ainsi pour chacune des 12 couleurs, j'ai fait 3 mélanges :
- ajout de blanc
- ajout de noir : attention, il faut vraiment en mettre une pointe,
- ajout de gris
J'ai placé chaque nouvelle teinte à l'extérieur du cercle chromatique. Donc 12 x 3 = 36 teintes. Sans compter que l'on peut faire varier plus ou moins les mélanges.

Voilà pour la 1ère approche des mélanges. Cela m'a bien occupée une après-midi. Je pense donc travailler dans un premier temps avec les primaires, le blanc et le noir. Le temps que j'assimile déjà tout cela, et de maîtriser un peu les mélanges. J'essaie aussi de ne pas toujours conserver mes couleurs afin de refaire les mélanges et les mémoriser.
Qu'en pensez-vous ?
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