Nous entrons à pas de loups dans l'atelier parisien de Claude Yvel… peintre hyper-réaliste… chut…
J'ai découvert ce peintre par le biais d'un de ces livres (pour changer
), lors de mes recherches sur la peinture à l'huile
Le métier retrouvé des maîtres. Livre que je ne connaissais pas et découvert par hasard dans une bibliothèque.
Regardez bien, il utilise 2 flacons pour préparer sa peinture, une huile claire qui est de l'huile de noix (c'est marqué sur l'étiquette
) et un 2ème flacon, d'un liquide rouge. Il se trouve justement que j'aimerais savoir quel est ce liquide rouge qui colore aussi certains médiums. J'ai pensé à une résine. Mais laquelle ?
Peut être du vernis au mastic (mastic en larme + térébenthine) ?
Je ne sais pas quel couleur il a, je ne suis pas sûre qu'il soit si rouge. Vous avez peut être une idée ?
Les livres de Claude Yvel :
Je cherche à lire 'Peindre à l'huile comme les maîtres', mais il est en rupture et je ne l'ai pas encore trouvé.


Merci pour ce document et pour tout ce que tu nous offres !
Merci, ton message me fait plaisir
C’est fantastique ce broyage, la molette qui tourne, glisse et crisse à peine, doucement… hum… j’adore.
De l’huile de noix polymérisé.
(Voyez votre livre de De Langlais, c’est le meilleur ouvrage sur la peinture parue 70 dernières années, il vous explique les opérations que l’on donne aux huiles.)
Il mélangerait de l’huile de noix crue et de l’huile de noix polymérisée ? Aucune résine ?!
J’ai vu un peintre utiliser un médium rouge. Je pense qu’il l’a fabriqué lui même. Je pense qu’il était composé de térébenthine de Venise, huile de lin polymérisée (standolie), térébenthine et quelque chose qui donne le rouge. Aucun de ces ingrédients n’est rouge. Et à ma connaissance il n’utilise pas d’huile de noix. Voilà pourquoi je pensais à une résine.
Et puis, je suis surprise que Yvel n’utilise par de résine. D’ailleurs, Langlais recommande certes l’huile de noix, mais aussi l’adjonction d’une résine le copal, qui n’est pas rouge non plus, sauf si sa couleur varie suivant les provenances.
Le baume de Venise à une couleur ambré, certains copals tirent sur le brun rouge. On peut aussi utiliser de l’ambre dans la peinture mais j’avoue n’en avoir jamais acheté (horriblement cher et le procédé qui est employer pour le rendre liquide est suffisamment obscur pour que je me pause des questions sur la nature réel du produit ; faire tenir liquide de l’ambre à froid restant pour les chimistes infaisable…)
Pour ma part je ne prendrai pas le risque de mettre un autre médium ou un siccatif lors du broyage d’une couleur que je destinerai à mettre en tube.
C’est vraisemblablement de l’huile polymérisée de lin ou de noix qui après cuisson prennent ses teintes sombres rouge-ambré.
Yvel n’utilise que de l’huile de noix, d’où ma certitude à se sujet. Du reste à ce propos j’ai remarqué qu’il ne cherchait pas très loin ce qu’il conseillait, contrairement à ce qu’il affirme l’huile de noix n’est pas LA meilleur, tout dépendant de l’emploie qu’on en fait et la façon dont on exécute.
Pour le fait, De Langlais développe d’avantage, justifie plus clairement, et donne plus de références et offre d’excellentes information utilisé par tous les bons restaurateurs!
Maintenant l’huile de noix reste excellente, c’est même celle qui à ma préférence mais je ne l’emploie pas exclusivement, et je rappelle que le mieux est de brutaliser le moins possible ses huiles, elles ne rendront la peinture que plus belle. Je mélange souvent mes huiles, mais jamais je n’emmêle mes pinceaux
Merci pour ces précisions. Je me base sur les conseils de De Langlais. J’ai fabriqué médiums et agglutinants en suivant ces recettes. Je m’intéresse à Yvel car je recherche comment pratiquer, correctement. J’aimerais apprendre bien. On pourrait dire d’une façon académique ou traditionnelle, réaliste, tout en profitant des avancées faites. Certaines pratiques traditionnelles sont plutôt laborieuses
Certains utilisent l’acrylique pour faire l’ébauche, mais je n’aime pas. J’ai entendu parler des alkydes. Avez-vous testé ?
Vous me donnez une bonne occasion d’apprendre ce que je devrais dire à de futurs élèves quand je donnerai des cours
J’avais été intrigué par les alkydes, j’ai testé, et je n’aime pas, mais ce n’est que mon avis d’autres que moi y trouve certainement leur compte, je n’ai peu être pas non plus su m’en servir correctement. Quoi qu’il en soit question conservation je ne m’y risquerai pas à l’employer pour des boulots sérieux.
Quand à l’acrylique je suis d’accord avec Yvel sur ce point, ce n’est pas une bonne peinture, elle ne vie pas, ne respire pas, elle est comme morte. Peu de personne ressentent ce genre de chose et je reste le plus souvent incompris sur ce point, d’autant qu’une peinture à l’huile peu devenir aussi plate si on la mal traite et j’imagine que la comparaison que je fait avec l’huile ne doit pas traduire ce que je souhaite dans l’esprit des gens faut de bonne référence en peinture…
Pour ma part, la seul peinture à résine synthétique qui a trouvé grâce à mes yeux c’est la Flashe, liant vinylique. Elle a les avantages de l’acrylique et une ressemblance plastique très proche de la gouache bien que moins satinée. Le pigment n’est pas tué par le liant et la couleur conserve bien sa force.
Pour vos problèmes de « formation » vous ne trouverez que peu de livres qui vous enseigneront la manière de peindre, et si vous deviez en trouver ce serait dangereux pour votre touche personnelle car ce genre de livre donne la vision d’une personne en écartant les autres (notamment la votre). Le meilleur moyen, celui qui est conseillé par toutes les époques, c’est la pratique et l’observation de la nature !
Prenez un objet simple, vraiment simple pour le début: formes régulières, facile à dessiner, presque sans couleurs esseulé sur un support simple devant un fond simple. Un carton brun peut faire l’affaire car il réunit toutes ces conditions, mais tout objet du genre est bon à prendre dans les débuts, il ne faut pas voir trop gros. On ne s’attaque pas à gravir une montagne quand on à jamais franchit une colline.
(les couleurs franches sont difficiles, il y à déjà tellement de couleurs dans un objets qui semble ne pas en avoir !)
Peignez votre objet sous tous les angles et passez à autre chose quand vous vous sentirez satisfaite (et soyez honnête avec vous même, car il n’y aura pas de professeur pour vous tirer les oreilles ^^).
Travaillez en masse, n’accordez pas d’intérêt aux détails pour les premières études, laissez vous le temps de faire connaissance avec l’objet (si vous n’êtes pas à l’aise entre lui et vos pinceaux, que les début sont douloureux, dessinez le avant).
Peignez simplement ce que vous voyez, ne cherchez pas à faire des raisonnements du type: »j’ai une surface blanche ici, donc il y aura un reflet par là ». Soyez naïve en somme. A force vous arriverez à mieux comprendre ce que vous voyez, et ce n’est que, partant de là, que vous acquerrez une plus grande conscience de la pratique que des conseils plus constructifs, plus technique pourront vous être d’une aide.
Mettez de l’engrais sur une jeune pousse elle mourra assurément, laissez vous le temps, ne précipitez rien. Si vous pratiquez l’huile laissez vous aller à son rythme ne la forcez pas, plus tard vous saurez lui parler la faire suivre votre cadence, pour l’heure imprégnez vous, présentez vous. (je parle très souvent à mes huiles, à mes pigments, ça n’a rien d’idiot, enfin pas de mon point de vu ^^’)
Pas de vanité, pas d’orgueil, pas d’empressement, c’est juste de l’observation. Si c’est « raté » aucun soucis, vous êtes simplement en train de discuter avec votre modèle et votre peinture. il n’y a aucun échec possible si vous oubliez vos envies, vos projets, vos volontés de faire de la peinture, ça viendra après.
C’est le meilleur moyen de commencer la peinture, malheureusement beaucoup n’ont pas le temps, et les moyens de faire comme ça, si vous avez la chance de pouvoir y allez de la sorte, je vous assure que vous ferez plus de chemin qu’à lire tous les livres du monde.
Ah j’oubliais, pour les ébauches le plus simple c’est la gouache ou l’huile bien allongée de térébenthine (celle du pincelier peut aussi servir). Certain utilise aussi la flashe pour les dessous, je n’ai rien à dire contre cette pratique, mais je préfère les vieux procédés qui ont fait leur preuves depuis le temps
J’aime beaucoup votre approche. Vous avez sans doute raison. Je ne vais pas me précipiter. De toute façon, je n’ai ni ambition ni projets particuliers, si ce n’est celui d’apprendre. Je pensais m’essayer à des objets blancs. Je vais partir sur des études d’objets simple et peu coloré.
Et puis j’ai aussi envie d’essayer en extérieur, c’est tellement plaisant de dessiner dehors, dans la nature, que j’ai envie d’essayer à la peinture, même si c’est flippant, à cause des couleurs et ses mélanges.
La gouache !! Je n’avais pas pensé qu’il était possible de l’utiliser. Merci
Le blanc c’est l’une des couleurs les plus difficile, à tel point qu’on fait des compositions de nature morte avec des objets blanc uniquement pour montrer son adresse.
Je viens de relire…. oups…. je crois que j’ai mal compris… non mais je suis bête parfois. J’avais compris la gouache allongée de térébenthine !!! Bon, comme ça c’est fait, la gouache n’aime pas la térébenthine
J’ai commencé avec un petit pot, en terre vernissée clair. un peu beige/gris. Je vois une multitude de couleur dans ce pot, pourtant tout seul. C’est fou. la difficulté est d’arriver à obtenir la couleur que je vois, et ça, je n’y arrive pas. Je me dis que si j’arrivais à obtenir les bonnes couleurs, ce serait formidable et un progrès énorme !!
Quelle sagesse Ailurus!
)
Vous allez donner des cours? et bien j’aimerai bien un prof qui parle comme cela de la peinture!
l’on m’a appris les deux méthodes: huile allongé à la térébenthine et dernièrement les alkydes. Je trouve les alkydes laborieux à utiliser (mais je suis débutante!)et cela fait des frais supplémentaires:-(
la gouache! intéressant car j’ai démarré deux tableaux à la gouache, comme je n’y arrivas pas j’ai nettoyé et il me reste les couleurs imprégnées sur la toile. J’ai envie de continuer à l’huile maintenant. Mais après la gouache faut-il passer quelque chose dessus (huile polymérisée par exemple) car le support est très sec maintenant.
Miro je vais faire des essais sur les petits cartons entoilés, sans stress, comme le dit Ailurus
Oui j’aimerai bien donner des cours dans les prochaines années, mais au préalable il me faut un local et un minimum de matériel pour les élève. Si je disposais de tout ça j’en donnerais depuis longtemps. Votre compliment me va droit au cœur en tout cas ^^
Pour ce qui est de votre interrogation concernant la gouache et l’huile, vous pouvez passer une fine couche d’huile si vous vous sentez plus à l’aise avec, mais ça n’est toute fois pas indispensable.
Vous pouvez passer directement à l’huile sur une couche de gouache si elle n’est pas trop épaisse (autrement vous avez un risque de dilution de la gouache avec l’huile et donc de mélanger vos couleurs).
L’idéale étant d’ébaucher très légèrement à la gouache.
L’ébauche à la gouache permet de ne pas attendre le séchage d’une éventuel ébauche à l’huile, et de ne pas charger d’huile votre peinture (gras sur maigre!).
(Vous pouvez aussi ébaucher avec de l’huile completement détrempée dans de l’essence)
Bon courage
Sylvie : tu as raison, suis les conseils d’Ailurus. Ce serait intéressant que tu partages aussi tes découvertes des techniques de peinture à l’huile avec sous couche alkydes
Ailurus : Bon en attendant, je veux bien continuer d’être cobaye

Merci pour les compléments sur la gouache, je me demandais justement pour l’épaisseur. J’ai fais des 1er essais, et j’ai était génée car la gouache fonce au séchage. en fait, je souhaitais m’en servir comme une ébauche assez poussée, plus que quelque traits. Et conserver une certaine transparence de l’huile.
Ce n’est pas ce que je viens de faire?
Ah flûte, moi qui croyais que tu nous apprendrais plein de secrets. bon tant pis
Pour revenir à la question de départ, Ailurus a raison, ce n’est (probablement) pas de la résine mais une huile cuite ou une standolie, enfin bref, une huile. Vu sa couleur et sa fluidité je dirais une huile de noix cuite.
On fait souvent ça, mélanger des huiles pour obtenir des liants aux propriétés intermédiaires et des pâtes ayant une consistance correcte.
Mais le plus simple n’aurait-il pas été de poser la question à Claude Yvel?
Bonjour, merci pour votre avis. Oui, c’est une bonne idée de demander directement à Claude Yvel, je dois dire que je n’y avais pas pensée !
Bravo pour votre site, j’ai eu plaisir à le parcourir. Et il m’incite à bosser plus… j’ai encore plein de choses à travailler
j’ai parcouru aussi votre site et lu plus particulièrement le broyage des pigments. J’aime beaucoup ce côté artisan du peintre. donc ceux que l’on fabrique soi même sont plus concentrés en pigment et sans trop de rajout de X produits dont ne sais pas leur réaction à long terme.
)
pour vous quelle est la ou les marques qui se rapprocheraient le plus de la qualité.
Pleins d’info sur ce site miro
Oui, les peintures broyées maison sont plus concentrées en pigment. Mais certains fabricants broient des peintures constituées de pigment pur et de liant. Cela dépend des prix (ils sont davantage tentés couper par des charges les pigments chers), et des caractéristiques du pigment (la phtalocyanine a un pouvoir colorant très intense, on peut la charger et avoir quand même une couleur encore très vive, mais le bleu d’outremer ne le supporterait pas car son pouvoir colorant est déjà faible). Cela dépend aussi de l’honnêteté et de la politique commerciale du fabricant. Celui qui vise la clientèle haut de gamme peut proposer des peintures aux pigments purs, qui seront plus chères, surtout si elles sont assez riches en pigment.
Des fabricants sérieux: Old Holland, Williamsburg, Leroux, Charvin, Isaro… (Simple opinion personnelle de peintre et broyeur de couleurs).
Merci pour ce complément d’information. J’avais entendu dire que les Old Holland sont très bien, ainsi que Leroux. Les autres je ne connais pas.
Si j’ai l’occasion de tester ces marques, je n’hésiterais pas.
A mon avis, ce n’est pas de l’huile polymérisée. L’huile polymérisée n’est pas de couleur rouge, mais plutôt de couleur ambrée, ce qui n’est pas pareil. Ce n’est pas non plus une résine, qui est transparente, sauf le copal qui est brun ambré foncé, mais pas du tout rouge non plus. Ce doit être plutôt une argile ferrugineuse dissoute dans de l’huile de noix, une sorte de sanguine à l’huile, en quelque sorte. Ce n’est qu’une hypothèse, bien sûr.
J’ajouterais à mon précédent post qu’il s’agit très probablement d’une encre ferro-gallique, fabriquée à partir de gomme arabique, et dissoute dans de l’huile de noix crue.
Pour les couleurs en tube, la meilleure marque reste Blockx. Malheureusement, leurs cadmium et leurs cobalt sont hors de prix et, pour ces pigments, il vaut mieux se rabattre sur Marin pour les cadmium et Leroux pour les cobalt.
Donc, je te conseille :
1) Ocres, laques carminées, bleus outremer et phtalocyanine, verts phtalocyanines, oxydes, terres : Blockx (séries 1 à 5, donc)
2) Jaunes et rouges de cadmium : Marin
3) Bleus de cobalt : Leroux
Personnellement, j’ai essayé Isaro et je la trouve beaucoup trop liquide (trop d’huile et pas suffisamment de pigment).
Quant à Old Holland, elle est très bonne, mais moins bonne que Blockx (Old Holland est un peu plus chargée, moins pure et ses pigments sont moins brillants que Blockx) et, surtout, elle est beaucoup plus cher que Blockx !
Bonjour Picasso,
merci pour tes précieux conseils. Tu es peintre ? .. je suis curieuse
Huile de noix polymérisé je suis catégorique, il suffirait de lui demander
En polymérisant avec de la limaille de fer on fait jouer l’oxydation du fer afin d’attirer l’oxygène dans la peinture (Le fer pouvant être rouge, orangé, rouille, ambré et cetera). Le séchage ce n’est finalement qu’une oxydation de l’huile (la sicativation), le siccatif de base l’air.
Tout simplement ^^
Je n’en crois rien. Je ne pense pas que Claude Yvel utilise de la limaille de fer dans ses préparations, ni qu’il ait jamais polymérisé ses huiles. Je crois même qu’il est un adversaire résolu de la polymérisation des huiles. En revanche, je sais qu’il fabrique ses propres sanguines à l’aide d’encre ferro-gallique. Cela ne m’étonnerait donc pas qu’il emploie ce qui lui reste d’encre dans cette préparation rouge que l’on voit dans la vidéo. Je maintiens donc fermement mon hypothèse. Il suffit de lui demander ce qu’il en est, en effet.
Sur ce site, nous sommes tous peintres !
Oui. Ma question était un peu bête
Je ne suis pas encore peintre, mais j’ai bien l’intention de le devenir !
Alors, bon courage ! Le livre de Claude Yvel est de très bon conseil. c’est même à mon avis le meilleur. Dommage qu’il soit épuisé. Vivement une nouvelle édition !
Les couleurs en tube de la marque Marin sont broyées à l’huile de tournesol, qui est compatible avec l’huile noire recommandée par Claude Yvel, ce qui n’est pas le cas de l’huile de lin utilisée par Old Holland. Autre raison de rejeter cette dernière marque, de surcroît très cher.
Les jaunes et rouges de cadmium de chez Marin sont aussi bons que ceux de Old Holland, Leroux ou Blockx, mais sont beaucoup moins chers. Ils sont meilleurs que ceux de Rembrandt (de chez Talens) à la réputation malheureusement usurpée depuis que la marque a été rachetée par des capitaux japonais il y a un peu plus de dix ans.
Je t’en donne ma parole, ayant essayé tous les pigments de toutes les marques (sauf Williamsburg, commercialisée chez Sennelier, et que je n’ai pas essayé).
Ah oui, j’ai oublié : jusqu’au 30 novembre, Leroux fait – 25 % car la marque a été créée en 1910 (c’est donc son centenaire). Va voir sur le site. Bleu de cobalt marina (bleu cobalt turquoise) et bleu de cobalt foncé (ne pas acheter le bleu de cobalt clair), donc. En 60 ml. Rapport qualité prix de ces deux pigments inégalé sur le marché européen.
Un actionnaire!
Quel serait l’intérêt d’ajouter une encre ferro-gallique, ou une terre ferrugineuse? Où serait la logique de la fabriquer à partir de gomme arabique pour la dissoudre dans de l’huile de noix, (qui n’est certainement pas crue). Ça ne tiens pas debout, encore moins si l’on pense qu’Yvel dit avoir retrouvé le métier des peintres d’autrefois, et que l’on parle bien d’un lien, et non d’un siccatif ou d’un pigment…
Je maintiens donc: Huile de noix polymérisée.
(Pour info de l’huile de tournesol dans la peinture bha O__o…
Je sais que les russes en mettent, mais c’est faute d’avoir les moyens de prendre de l’huile de lin ou de noix, elle n’est pas spécialement propre à la peinture, et n’est utilisée que depuis les années 1920, pour ma part elle n’a pas fait ses preuves, reste à voir l’état des tableaux peint avec mais je me méfie mais je n’acheterais pas un tube qui en contiendrait c’est net.)
Je pense que Claude Yvel sera « content » d’apprendre que l’huile de tournesol est impropre à la peinture à l’huile …
J’ai aussi omis de dire que le bleu céruleum doit être acheté chez Leroux (meilleur rapport qualité prix du marché). Toujours en couleurs quatre étoiles.
La réponse est dans la vidéo (version longue, à la 15ème minute environ et à la 45ème).
http://www.dailymotion.com/video/x9cszk_claude-yvel_creation
Yvel étudie les techniques de peinture anciennes (son livre: Peindre à l’huile comme les maîtres : La technique du XVIe au XVIIIe siècle). L’huile de tournesol n’est utilisée en peinture que depuis peu, de plus on n’en fait de l’huile que depuis la seconde moitié du XIXème. Le premier document qui en fait mention dans la peinture à l’huile (en russie) date de 1922 (Desalme et Pierron). Les americains l’ont préférer à l’huile de lin a partir de 1927 pour des raisons économique (elle coute moins cher), les russes l’emploie dans la peinture pour les même raisons.
Personellement ça ne m’allèche pas comme CV, l’huile de lin et de noix me paraissent mieux qualifier et ce n’est très clairement pas Yvel, lui qui fait l’éloge des procédés anciens, qui dira le contraire.
Maintenant, et même d’avantage après avoir vu la vidéo, je trouve qu’Yvel raconte parfois aussi des âneries… Quand il ne sait pas il devrait le dire plutôt que d’essayer de construire une réponse malgré tout. (il n’y a jamais de honte à ne pas savoir, ça m’arrive souvent et le déclarer permet d’apprendre, ce qui est mieux que de rester ignare)
Sur ses tests de couleurs J’ai des doutes quand dit qu’une couleur n’a pas bouger depuis X années. En observant bien on remarque qu’il ne fait qu’un dégradé de la couleur, il ne la compare pas toujours avec d’autre, encore moins avec une couche fraiche. La couleur peut donc changer, la valeur par rapport à d’autre teintes également… (le nombre de tableaux qui se « désaccorde » est innombrable, je citerais le portrait de Bertin de Ingres, il s’en est plaind lui même, l’intérêt de faire tests avec plusieus couleur et valeur n’est donc plus à prouver)
De plus il ne me semble pas, à voir son travail, qu’il est une notion très fine des couleurs (c’est un défaut qui ne se corrige malheureusement pas avec des lunettes ce qui n’est pas à prendre comme une attaque mais comme un handicape, je sais de quoi je parle ^^’). Bref je reste dubitatif sur la valeurs de ses tests. Je ferrai plus confiance à feu De Langlais qui c’est lui même reposé sur les tests de Moreau-Vauthier (amie de Dinet)pour qui j’ai une grande estime.
Pareil avec ses tests d’huile, il dit que l’huile d’œillette et l’huile de lin craquelle et pas l’huile de noix… En même temps il dit lui même qu’il a mis une couche moins épaisse d’huile de noix, forcement les couches épaisses craques, pas les fines … (les dessus siccativent avant les dessous, ceux-ci en siccativant tardivement s’affaissent et craquellent la courte supérieur, comme si l’on ne peind pas gras sur maigre, c’est le même principe). Moreau-Vauthier explique bien dans sa préface qu’un matériel mal utilisé peut être considéré par celui qui l’emploie comme défectueux alors même que le matériel à fait ses preuves. En somme avant de se pleindre de la qualité d’un produit il faut se trouner vers son exécution, ce que ne semble pas faire Yvel à mon sens.
Enfin dire qu’une chose est écologique parce qu’elle est naturelle… Là c’est l’un des élément qui me choque le plus dans son discours sur la vidéo… Versez de l’essence de térébenthine (tout ce qu’il y a de plus naturel) dans un étang, vous verrez les bienfaits écologique de la démarche… Enfin bref il ne me convainc pas sur tous les points.
Les tests de Blockx rejoins votre réflexion. Son petit compendium est une bonne réf car il explique tout cela ainsi que le problème des couleurs persistantes ou non.
1) Je me suis contenté de rappeler que, pour Claude Yvel, l’huile noire ne se mélangeait pas avec l’huile de lin, et que, dans ces conditions, si l’on décidait d’utiliser des couleurs en tubes plutôt que des pigments à broyer, il fallait mieux acheter des pigments déjà broyés à l’huile de tournesol ou, mieux, à l’huile de noix, que des couleurs broyées à l’huile de lin. En effet, les premières pouvaient, au contraire des secondes, être allongées, en cours d’exécution, avec de l’huile noire. La question de la supériorité intrinsèque de l’huile de lin sur l’huile de tournesol est un autre débat. Ici, ce dont il s’agit, c’est de la compatibilité entre les couleurs vendues en tubes dans le commerce et les techniques recommandées par Claude Yvel dans son ouvrage.
2) En ce qui concerne les couleurs criardes des tableaux de Claude Yvel (et qui semblent désaccordées), Claude Yvel le fait exprès : sa thèse est en effet de dire qu’il faut peindre criard, le temps se chargeant de rabattre les couleurs. Ce n’est pas tout à fait faux et déjà Ingres lui-même (eh oui…) recommandait de peindre plus vif que de nature, pour les mêmes raisons.
J’ai regardé la vidéo longue avec intérêt. Il dit bien que la 2nde huile et de l’huile noire, qu’il obtient par cuisson d »une huile de noix crue avec de la litharge si je ne dis pas de bêtise. Elle reste quand même plus rouge qu’une autre huile noire qu’il utilise à un autre moment. En ayant aussi lu son livre je suppose que cela peut provenir de la cuisson et de l’ensoleillement que l’huile a reçue. je vais voir s’il est possible de le contacter pour lui poser simplement la question.
Je trouve ces essais intéressants. Je suppose qu’il a fait des essais plus rigoureux que juste ce qui est montré dans la vidéo. Après, si on veut être sur de la fiabilité d’un procédé, d’un résultat, il faut mettre en place un protocole de test, de comparaison etc. Cela peut être plus dans un but de convaincre les autres. J’ai plus l’impression qu’il a fait ses tests pour sa propre utilisation, et qu’il a changé les ingrédients de sa peinture en fonction des résultats qu’il a obtenu. Puisqu’il dit avoir utilisé a une époque de l’huile d’oeillette, avant l’huile de noix. Je trouve sa démarche très honorable. Après si on veut être sûr de quelque chose, le mieux est de tester soit même non ?
Je pense que je ferais les essais avec les huiles que j’ai de les mettre à la lumière sur un papier comme il l’a fait pour voir le résultat, et aussi avec des couleurs. cette démarche est intéressante.
Ce que j’ai trouvé dommage en lisant son livre, c’est qu’il explique sa démarche, sans prendre en compte des besoins différents d’utilisateurs. En même temps, c’est compréhensible, il explique ce qu’il fait, pas ce que font les autres ! Mais c’est vrai que j’aurais aimé trouver plus d’informations, dans le cas ou on utilise l’huile de lin, par exemple, et les produits du commerce aussi. Ce n’est pas non plus donné à tout le monde de pouvoir broyer toutes ces couleurs. Déjà, faut-il encore avec de quoi les broyer !! (je n’ai pas encore trouver de molette et de plaque à broyer)
La démarche de Xavier de Langlais était différente, il me semble, car il s’est plus posé comme testeur, et a proposé des solutions aussi pour les peintres qui utilisent des tubes du commerce. Ceci dit, à ce que l’on m’a dit (j’ai pas vérifié par moi-même) De Langlais n’était pas un grand peintre.
Je pense qu’il faut prendre ce qu’il y a d’intéressant chez chacun, sans exclure. J’ai testé par exemple les médiums de Langalis, et ces supports préparés traditionnellement à la colle de peau… bon, c’est surement très bien, mais pour le moment, pour mon usage le gesso fait très bien l’affaire, et je n’ai certainement pas le niveau nécessaire pour voir une différence flagrante. Mais cela n’empêche que je souhaite utilisé les produits actuel en les améliorant si possible. Là, je viens d’essayer par exemple du gesso additionné de poudre de marbre. Ca fait un bon support pour le papier et les études.
C’est vraiment pour cela que Yvel utilise ses couleurs franches ? Pour Ingres, je savais qu’il adaptait pour tenir compte du vieillissement. Mais j’ai lu aussi que si une peinture doit bouger, les plus grandes variations interviennent les 10 premières années. Difficile de vérifier tout cela. Les peintures d’Ingres étaient-elles criardes lorsqu’il les a faites ? :O
Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le compendium de Blockx. Par contre j’ai était surprise d’apprendre qu’ils broient à l’huile d’oeillete.
Je ne qualifierais ni Yvel ni De Langlais comme de grands peintres personnellement. Mais il est certain qu’Yvel se présente comme peintre, tandis que De Langlais comme professeur aux beaux-arts.
Maintenant Ingres prend effectivement en compte les modifications du vieillissement de sa peinture. Je site de mémoire: « c’est le temps qui termine mes toiles ». Mais tout de même Ingres emploie avec beaucoup plus de retenu les couleurs qu’Yvel… Mais le débat dérive un peu.
Pour ce qui est de ma remarque sur la fiabilité des tests de Yvel, j’ai une plus grande confiance aux tests fait par Moreau-Vauthier. Il ne faisait pas ses tests sur un papier déposé pendant vingt ans dans une boite bien au chaud dans un atelier, mais sur des panneaux qu’il exposait aux intempéries. Au bout du compte une couleur ayant résistée à autant de contraintes pourra résister des siècles dans des conditions favorables. De plus l’homme est indéniablement un grand artiste ayant fait ses preuves (sans compté l’avis de ses amis), je lui accorde toute ma confiance sur le jugement qu’il à pu porté aux nuances dans les valeurs et les tons de ses tests.
Au final je pense (et Moreau-Vauthier le soupçonne également) que ce qui est le plus fatale à la peinture vient plus de l’exécution du peindre que de l’emploie de matériaux de mauvaises qualité. Mettez la meilleur des peintures dans les mains d’un peintre à l’exécution médiocre vous ne sauvegarderez pas pour autant son travail.
Je pourrais parler de l’exemple de Delacroix rappeler pour restaurer ses propres tableaux… Le XIXème regorge d’exemple de ce type (sachant que l’on parle bien ici de l’exécution et nom du travail créatif).
Je suis assez d’accord sur la nécessité d’une exécution « propre », rapide, sans retouches incessantes et presque alla prima. Dali plutôt que Picasso, Van Gogh plutôt que Monet, Ingres plutôt que Delacroix, etc.
A propos de Delacroix, Langlais précise qu’il employait du bitume, ce qui explique qu’il fut appelé à restaurer ses propres tableaux !
La technique des maîtres flamands s’est effectivement perdu dans la dernière moitié du XVIIème siècle, le XVIIIème (Reynolds) et le XIXème (Delacroix) étant une catastrophe à cet égard.
Je ne sais pas si Yvel a raison ou tort. Bien malin qui pourrait le dire. Le fait est que son hypothèse sur la gelée de mastic pur et d’huile noire est vraisemblable et que sa technique se rapproche d’une exécution rapide (en trois phases néanmoins) et donc « propre » et durable.
Cela étant, je veux bien croire qu’il existe d’autres techniques tout aussi valables et que la rapidité et la propreté de l’exécution sont primordiales.
Enfin, à propos de Langlais, il y a aussi dans son enseignement moult imprécisions et même parfois des contradictions. Par exemple, j’aimerais que l’on m’explique quelle est la dimension exacte d’une « noix de couleur ». Est-ce une grosse noix ou une petite noix ? Cela est d’autant plus important à préciser qu’à côté de cette notion, Xavier de Langlais fait cohabiter des mesures extrêmement précises, au gramme ou au millilitre près, de produits divers et variés. Tout cela n’est pas très scientifique non plus, pas plus, en tout cas, que chez Claude Yvel qui a au moins le mérite de se tenir à une technique unique et de définir avec précision les étapes, les proportions des produits, les qualités des produits utilisés, etc.
Je ne connais pas Moreau-Vauthier, je vais chercher des infos, merci.
La toute premiere mention d’une gelée mastic+huile cuite au plomb date de la fin du XVIII (Reynolds). Les analyses microchimiques des couches picturales de Rubens ou de Rembrandt mettent en évidence l’absence de résine de type mastic seule capable de donner cette gelée. Ils n’ont donc jamais utilisé ce type de médium oléorésineux à prise en gel.
En revanche l’huile cuite au plomb employée comme additif (remplaçant partiellement l’huile de broyage ou alors ajoutée en post-addition comme médium ou comme sicca à la peinture déjà broyée à l’huile crue) est beaucoup plus ancienne. On l’appelait « huile grasse ».
J’ai lu la recette de cette gelée transparente dans un bouquin de Shepard (je ne suis pas sure de l’orthographe). Il la réalise en effet avec du mastic en larmes (je n’ai pas testé)
J’ai lu aussi ailleurs que la recette n’était pas connue et perdue !
Difficile de se retrouver avec tout ce que l’on peut lire.
En tout cas, merci pour ces précisions. Qu’utilisez-vous vous même pour peindre à l’huile ?
La gelée au mastic était connue avant Reynolds. La preuve en est apportée par cette peinture flamande représentant une dissection et où l’on voit la gelée située au centre de la palette du peintre. j’ai oublié le nom du peintre et je crois me souvenir qu’il s’agit d’une peinture du début du XVIIème siècle. Le secret des Flamands s’est perdu durant la seconde moitié du XVIIème siècle, peut-être sous l’effet de la guerre de trente ans qui a ravagé l’Europe du Nord et détruit de nombreuses cités flamandes et allemandes. Il a été retrouvé au XXème siècle grâce aux recherches de plusieurs peintres français (Louis Anquetin, Jacques Maroger, Marc Havel et Claude Yvel).
Il y a en effet une peinture ou ce gel apparait sur la palette, je vois bien la palette, les couleurs, le peintre… et tout… mais le nom, cela ne me revient pas.
Picasso, la peinture où l’on voit cette célèbre noisette de gel (?) est un « Saint-Luc peignant la Vierge » de Martin Van Heemskreck, qui se trouve au musée des beaux-arts de Rennes et qui a été peint vers 1532. A mon avis, ce qu’on y voit est une huile cuite au plomb mélangée à une résine de pin ou de mélèze, ou bien à de la sandaraque. Contrairement au fameux gel, ce type de mixture est attesté de manière certaine par les textes d’époque et par les analyses microchimiques (en particulier dans les glacis). Il n’a pas les mêmes propriétés d’écoulement que lorsque la résine incluse est de la mastic. Et donc je persiste à penser que le gel vernis mastic+huile cuite au plomb n’est apparu que plus tard.
Un autre argument qui me fait penser que la recette de vernis-gel dont on parle est plus récente, c’est la relative rareté de l’un de ses ingrédients avant le XVIIe siècle. En effet, les vernis maigres au mastic et à l’essence étaient peu courants. Autrefois, la plupart des vernis étaient dilués à l’huile et les résines étaient plutôt celles que j’ai mentionnées plus haut.
Ainsi, du fait qu’il peut représenter d’autres mixtures, ce détail est un indice, mais pas une preuve pouvant servir à établir une date d’attestation pour une formule définie. Voilà pourquoi en plus des arguments avancés ci-dessus, dans le doute j’en reste à l’occurrence chez Reynolds. Mais si demain une analyse précise me montre la présence conjointe de résine mastic et d’huile cuite au plomb dans les couches picturales de ce Saint-Luc qui nous fait tant causer, je changerai d’avis aussi sec!
Bonjour. J’ai connu Claude Yvel personnellement et je suis peintre hyperréaliste. Mon nom est Alan Tordjeman et je suis dans google. J’utilise les recettes de Claude Yvel depuis longtemps. Le liquide rouge est en fait de l’huile noire qui était déjà utilisée au 16 eme, 17 eme et 18 eme siècle. C’est de l’huile de noix cuite pendant 4 heure à feu doux avec de la litharge de plomb qui fait fonction de siccatif en mettant deux oignons pour empêcher l’huile de bruler, ce qui donne de l’huile noire de couleur rouge. On doit laisser reposer et filtrer.
Il prépare, je prépare, nous préparons lui et moi, un produit fait à base d’essence térébenthine bi rectifiée chauffée dans laquelle on dilue du « mastic en larmes ». C’est une résine qui provient du Lentisque. Lorsque le mastic est dilué, on laisse le tout reposer et on filtre pour enlever les impuretés. Lorsque tout est froid on mélange une partie égale d’huile noire te de sirop de mastic en larmes. On laisse reposer. Il se forme une sorte de coagulation pour créer une sorte de gel couleur coquille d’œuf très claire. C’est ce que l’on appelle le Vernis gel. Ce produit sert à tout, même à peindre quand on le dilue dans un peu de térébenthine. C’est la meilleure solution pour les glacis
Merci Alan pour ses précisions. Il faudra que j’essaie de faire ce gel à peindre, surement lorsque j’aurais plus avancé dans la peinture à l’huile
Cela m’étonne beaucoup que Claude Yvel emploie de l’essence de térébenthine bi-rectifiée… En êtes-vous sûr ?
Je crois savoir que Claude est véhémentement contre l’essence bi-rectifiée, qu’il qualifie d’absurdité par rapport à l’essence simplement rectifiée.
Sans être absolument sûr de ce que j’affirme, je crois savoir que l’huile cuite au plomb a été inventée par les frères Van Eyck.
En ce qui concerne le mastic et la gelée, je pense que sa découverte a été faite par hasard lorqu’un peu d’huile cuite au plomb a été renversée sur un peu de mastic dilué dans de la térébenthine.
A mon avis, le secret des Flamands est très antérieur à Reynolds.
Le tableau dont je parle n’est pas du XVème siècle et ce n’est pas Saint-Luc peignant la Vierge.
C’est un tableau plus tardif, qui date de la fin du XVIème ou du Début du XVIIème. On y voit un grand atelier coupé en deux parties (la partie au fond est plus haute) avec, au milieu, si je me souviens bien et sauf confusion mentale de ma part, un cadavre en cours de dissection. Une palette est visible à l’avant-plan. On y voit la fameuse gelée. Evidemment, je ne puis prouver qu’il s’agit du médium retrouvé par Anquetin, Méroger et Yvel.
Le tableau est en largeur, et non en hauteur comme pour « Saint-Luc peignant la Vierge ».
Bon, mais je me trompe peut-être et la mémoire humaine est si fragile…
J’insiste: je crois bien que c’est le tableau de Heemskerck. Le cadavre est en fait une statue en train d’être taillée dans la pièce du fond (mais c’est vrai qu’elle ressemble pas mal à un cadavre en cours de dissection), et la palette de Saint Luc est juste devant. Reproduit notamment dans « Le Métier du Peintre » de Pierre Garcia, p. 291 (le détail de la palette devant le « cadavre »), et p. 292 (le tableau entier). Le détail p. 291 est découpé dans un rectangle plus large que haut, tandis que le tableau entier est plus haut que large.
Merci, avec l’indication du livre et des pages, on retrouve bien cette peinture. On a tous les mêmes livres !!
)
Cette peinture ressemble bien à la description de Picasso. On la retrouve aussi dans le livre de Claude Yvel.
Vous n’avez pas un livre pour travailler le mélange des couleurs à me conseiller, et les techniques de peinture à l’huile traditionnelle, des fois ?!
)
bonjour je peints à l’huile depuis un petit moment et je viens de voir la vidéo de Claude Yvel je voudrais faire moi même ma peinture sachant que j’ai déjà les pots de pigments quelles recettes et quels livre merci pour votre aide
Bonjour Eltig
alors… il y a le livre de Claude Yvel, dont je parle dans l’article.
Il y a aussi : La technique de peinture à l’huile de Xavier de Langlais
Et sinon, dans les commentaires juste au-dessus, suivez le lien de « french.painter » : il propose des cours de broyage qui me semble fort intéressant pour fabriquer ces couleurs à l’huile.
Bonjour à tous,
J’arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, mais je suis un peintre acrylique, qui souhaiterais passer à l’huile, et le choix entre Old Holland et Blockx est très difficile! Même si je préfère Blockx, il me semblait que Old Hollande était moins cher…j’ai dû me tromper à la lecture rapide de votre forum. Pouvez vous me conseiller? FAut il acheter sur le site directement ou sur Géant Beaux Arts? Quelles couleurs acheter en 1er?
Et, peut on mélanger des marques de peintures ensemble? Ou achetez vous des toiles en lin, en enduction universelle à bon rapport qualité prix?
Merci pour vos réponses, et bonne journée!
Virgo
Bonjour Virgo,
je n'ai pas fait de comparatif de prix entre Old Holland et Blockx, je crois que l'on est dans des gammes de prix similaire. Il me semble que Old Holland est un peu plus épaisse que Blockx, sans en être complètement certaine. La différence essentielle que je vois entre ces 2 marques, c'est l'huile de broyage. Blockx broie à l'huile d'oeillette ou huile de lin, et Old Holland à l'huile de lin.
Pour le lieu d'achat, c'est vous qui voyez. Personnellement, je préfère faire marcher les petites boutiques traditionnelles autant que possible (accueil, conseil, aimable, produits de qualité) et de temps en temps je vais aussi chez passage clouté à Paris, ou chez Dubois à Paris aussi pour certains produits spécifiques. Je n'aime pas gdbx pour avoir été très mal reçue dans leur boutiques parisiennes à plusieurs reprises.
Les couleurs à acheter en premier : celles dont vous avez le plus besoin ! Si vous êtes déjà peintre acrylique, vous avez très certainement une palette de couleurs que vous utilisez régulièrement.
Pour ma part, j'ai une gamme de couleurs extra-fine que j'achète bon marché (luka, lefranc..) et de temps en temps je me fais plaisir avec un tube Blockx ou Old Holland.
A ma connaissance, on peut mélanger différentes marques ensemble, en tout cas je le fais. Après c'est plus en terme de composition pigmentaire qu'il faut faire attention… mais là on entre dans des choses techniques
Pour les toiles de lin, passage clouté me semble être une bonne adresse. Pour ma part je préfère peindre sur des panneaux de bois, je n'aime pas trop la texture de la toile.
Bonjour Arts Dessin,
Merci pour cette réponse! En effet, je vais prendre les mêmes couleurs que mes acryliques. Mais j’habite en Picardie, et ici on ne vend pas du Blockx…:( je commanderais sur le site directement, d’autant que l’accueil et le conseil sont remarquables, car je les ai eu au tel. Pour les toiles, je dois commander par correspondance, pour le côté pratique!
On m’a aussi expliqué que certaines peintures huile etaient trop concentrées en craie, lesquelles dois je éviter?
Et surtout, quelle est la différence entre les 2 huiles, oeillette et lin?
Merci infiniment.
Pour connaître mieux les propriétés des différentes huiles de broyage, vous pouvez lire ‘technique de peinture à l’huile’ de Xavier de Langlais, c’est assez difficile d’en parler en quelques lignes, et je ne suis qu’utilisatrice, je ne voudrais pas dire trop de bêtises.
Pour ce qui ai de la craie contenue dans la peinture à l’huile, je ne saurais vous dire.