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Peinture à l’huile, étude de valeur

Qu'est-ce que je fais en ce moment ? Et bien, de la peinture ! A l'huile, forcément :)

Je m'appuie sur un bouquin de Rachel Wolf, La Peinture à l'huile. Il n'est pas mal du tout, il tombe pile poil au moment où j'en ai besoin. Il aborde les notions et techniques de bases pour démarrer à l'huile. Il est condensé, cela évite que je m'éparpille; bref, il me plait, j'en suis au tout début, mais j'apprends déjà des choses.

J'ai zappé les premiers exercices en monochrome, et au couteau (pour le couteau, j'y reviendrais), et j'ai commencé à aborder l'étude de valeur, avec ces petits cubes. Il s'agit de tout d'abord réaliser 3 cubes en noir et blancs : un clair, un moyen et un foncé.

Ensuite, même exercice avec la couleur, en se basant sur les 3 cubes noir et blanc de référence. La première série couleur en utilisant du blanc et du noir pour foncer le rouge, le bleu et le jaune.

La dernière série de cubes colorés est faite en remplaçant le noir par d'autres couleurs. Intéressant, intéressant !!

Ce sont des notions que j'ai déjà lues des milliers de fois; et je ne sais pas, en réalisant ces petits cubes, je crois que c'est allé frapper au bon endroit dans mon cerveau !

Parfois je me suis dis "Tiens, c'est étonnant tout ce blanc qu'il faut mettre… " "Oh, mais vraiment, un soupçon de noir et c'est déjà très foncé" ".. et là, il faut mettre beaucoup de noir pour foncer ce jaune !"

J'ai ensuite fait une photo des cubes en noir et blanc, et je peux comparer avec les premiers cubes gris pour vérifier si les valeurs colorées sont justes. Et là, il y a quelques surprises.

   

Avec cet exercice, j'ai aussi tester différents pinceaux, et je me suis efforcée de peindre de loin.. tout du moins, en tenant mon pinceau au bout du manche, sans coller ma tête sur la peinture. J'ai eu le sentiment d'entrer dans la peinture… enfin.. !!! j'espère que je ce n'est pas qu'une impression, et qu'enfin, j'ai trouvé une porte…

     

A lire :

Le glacis, premiers pas…

Aujourd'hui, j'ai fais un premier glacis ! C'était magique, je suis sûre que mes yeux brillaient. Cela s'est passé très vite, c'était merveilleux. Je me sens folle, amoureuse, heureuse.
Amoureuse de la peinture ! Quelle folie.

Allez, retour sur terre. J'ai tenté un glacis dans le demi-frais. Un truc un peu à l'arrache, dans un rattrapage de peinture. Ceux qui me lisent aussi sur Signus, savent de quoi je parle : l'oeuf de travers.
Mon oeuf et son coquetier sont posés sur un cahier recouvert de kraft, en passe de devenir une planche, à défaut de pouvoir lui donne la belle allure ancienne de mon cahier de musique (Danhauser, pour ceux qui connaissent !).
Après avoir vainement essayé de trouver la couleur du kraft, j'ai recouvert d'un aplat qui se voulait approchant… il s'est révélé très éloigné.

A ce moment, je pense à 2 options :

     soit je cherche à obtenir la bonne couleur avant de faire le lignage du kraft,

     soit je fais de suite le lignage et j'essaierais d'obtenir la couleur ensuite.

N'ayant jamais pratiqué ni l'un, ni l'autre, je ne sais pas vraiment quoi faire. Je pense que les 2 solutions sont jouables… laquelle sera la plus accessible pour moi ?

J'opte pour la seconde, me disant qu'au pire, j'arriverais à avoir une couleur homogène sur l'ensemble du livre. J'ai donc commencé un lignage au pinceau fin, avec une couleur terre. J'ai fais cela hier soir. J'ai pensé qu'il serait mieux d'attendre que cela soit bien sec avant de faire un glacis coloré pour donner une meilleure teinte à ce livre. Ce matin j'étais motivée pour reprendre le fond vert. J'ai commencé par étudier les couleurs que je peux utiliser pour faire le dégradé.
Finalement, au dernier moment, je me dis que quand même, ce serait mieux d'avoir une visu de la teinte du livre pour pouvoir terminer le fond.

Je me suis donc décidée, de toute façon tout ceci n'est qu'un apprentissage. Je réalise d'ailleurs qu'il faut que je pratique, le plus possible car j'ai tellement à apprendre !  Ce qui tombe plutôt mal avec les fêtes, je vais avoir du mal à toucher un pinceau avant 10 jours…

Bref… la peinture d'hier n'est pas tout à fait sèche mais commence à prendre. Je tâte du doigts tout doucement : cela ne marque pas mais c'est légèrement collant. Je me demande si je peux appliquer une peinture diluée sans entraîner la couche du dessous.

Aucune idée. Bon, je vais essayer.

Quel médium dois-je prendre ? Aucune idée !!! Je vais prendre mon médium habituel, il ne contient pas trop de térébenthine, enfin je crois, je vais y aller avec douceur.

J'en ai mélangé une bonne dose avec un soupçon de couleur. Et j'ai appliqué rapidement avec un pinceau plat… et là,  c'est vraiment magique ! Et encore, je suis sûre que je fais à moitié n'importe comment ! Mais cela laisse entrevoir toutes les possibilités.

 

Ceci dit, j'ai embarqué tout un tas de micro poussières beurk, et je crois que j'ai trop mis de liquide. Si je regarde de biais, j'ai une couche légèrement gondolée. Peut être qu'en séchant ça va tirer un peu.. qui sait. Certains coup de pinceaux ont laissé des marques, que je n'ai pas réussis à reprendre car en revenant dessus au pinceau, cela ne faisait qu'aggraver. Cela fait comme des auréoles, notamment sur la droite au dessous du coquetier. Il faudra que j'utilise un pinceau plus doux la prochaine fois.

Enfin, voilà, c'était le moment merveilleux de la première fois :) :D :D

 

Etude de Treasure de Whitaker en monochrome /2 et 3

Voici la suite. Je poursuis avec la terre d'ombre brûlée et un blanc. Etape 3, la couleur tire vers le rouge lorsqu'elle est utilisée plus en pâte avec le blanc ! Ou alors je me suis trompée de tube de couleur ?! Tout est possible mais me voilà bien embêtée avec cette couleur rougâtre. La reprise va être délicate, j'aimerais bien quand même refroidir au moins le fond. Bon flûte alors, ça me servira de leçon ! 

     

Etude de Treasure de Whitaker en monochrome /1

Suite à un petit défi sur Signus, me voici à copier une peinture de Whitaker.

J'ai d'abord fait un dessin sur un papier recyclé brun, juste pour placer les éléments. Après identification des erreurs, j'ai voulu reprendre mon dessin aux crayons de couleurs. J'avais dans l'idée d'utiliser une couleur terre et un blanc. Seulement, mon dessin est trop petit, feuille A4, pour être correctement exploité

Du coup, changement de programme ! Entre temps, j'ai envie de le faire à l'huile. J'ai donc refait un dessin, en corrigeant mes erreurs, et en plus juste aussi. Je l'ai reporté sur une toile apprêtée et colorée. Je suis sur un format d'environ 40 par 30 cm.

J'ai ensuite utilisé une terre et un blanc, en peinture à l'huile. Je pensais rester dans du monochrome avec différentes dilutions de terre, et ensuite revenir dessus avec des réhauts blanc. Finalement, ce n'est pas tout à fait cela. J'opte plutôt pour des traitements différents selon les textures, c'est un peu au feeling au fur et à mesure de l'avancement. Je suis un peu embêtée par le blanc qui tire sur le gris.

Voici le début.

 

Pour voir l'original de Whitaker :

http://www.williamwhitaker.com/B_HTML_files/09_retro/gallery3/treas.htm

Comment remplacer le bleu de Prusse ?

Je cherche une couleur pour faire un ciel bleu, assez clair. Je trouve que le bleu de Prusse va vraiment bien… seulement cette couleur est fortement déconseillée, il semblerait qu'elle veillisse mal est verdisse avec le temps. Je préfère autant ne pas m'habituer à l'utiliser.

 

 

Je m'en sers en mélange pour obtenir certaines couleurs très foncées, mais comment je peux la remplacer pour un ciel bleu par exemple ?

L'outremer s'approche assez mais il n'est pas aussi froid que le Prusse. Le bleu de cobalt ne va pas du tout, il tire trop sur le turquoise.

 

Des idées ? Je cherche plutôt un mélange à faire, plutôt que d'acheter un tube.

 

D'ailleurs, cela m'emmène vers une question bien plus globale : comment refroidir ou réchauffer une couleur ?

Considération sur l’art du peintre, par Ernest Hareux

"Lorsque l'on se destine à la peinture, il est assez rare que l'on sache immédiatement à quel genre on veut se vouer plus spécialement. Si on est favorisé par la fortune, on peut attendre que la vocation s'accuse et on se décide en pleine connaissance de cause; mais la plupart des peintres naissent avec l'envie de peindre pour seul patrimoine, et dès leur premiers essais, ils sont en lutte avec l'art et la vie matérielle; il faut vivre !

Devant cet effroyable problème à résoudre, quelques'uns reculent et abandonnent une carrière qui soumet le néophyte aux plus dures épreuves, accompagnées de jeûnes qui dépassent de beaucoup ceux que l'église nous ordonne.

Les plus intrépides, les plus touchés de la grâce, en un mot ceux qui ont le don, sont prêts à mourrir, s'il le faut, plutôt que de renoncer à l'art et il est rare qu'ils ne parviennent pas, sinon à obtenir de grands succès, du moins à fournir une carrière honorable qui les fait vivre facilement et dans laquelle ils trouvent toujours des satisfactions d'amour-propre, notamment par l'estime de leur confrères.  Dans cette nombreuse catégorie des déshérités de la fortune, quelques'uns trouvent facilement leur voie, mais la plupart sont soumis à d'interminables tâtonnements".

E. Hareux, peintre, 1847-1909.

 Ernest Hareux, L'abbe Guetal et Ernest Hareux sur le chemin du petit seminaire du Rondeau

 Ernest Hareux, L'abbe Guetal et Ernest Hareux sur le chemin du petit seminaire du Rondeau